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La peur

Senseï & Me

Je vais être honnête avec toi, aujourd'hui, je fanfaronne, je suis dans la joie. Mais il m'a fallu un certain temps avant de trouver le réjouissement dans ce vide autour de moi. La première émotion que j'ai ressentie et qui m'a taclée comme rarement dans ma vie, c'est la peur, que dis-je la terreur, quelque chose qui te prend tout le corps, part du fond de ton ventre, parcours chacune de tes cellules et t'immobilise, te pétrifie. J'ai compris le sens de ce mot, pétrifier.

Ma première escale a été Belle île en mer, j'y suis allé « chez » un ami, ou plutôt sur un terrain isolé prés de chez lui. J'aime Belle île, car bien entendu, elle est plus que bien nommée, mais surtout parce qu'elle est sauvage, que la nature et les éléments t'y remettent immanquablement à ta place, elle t'invite à l'humilité autant qu'elle te ressource. L’océan a cela de magique.

En arrivant à Belle île, je me suis arrêtée pour la première fois depuis bien longtemps.

J'ai passé toutes ces dernières années dans l'action, le mouvement. Et les deux dernières dans l'urgence. La vie d'entrepreneur, c'est éprouvant et je ne m'apercevais pas forcément de ce que je donnais, ou de la façon dont je puisais dans mes ressources, parce que je suis animée par ce que je fais. En m’arrêtant, en touchant à l’immobilité, lorsque le souffle du mouvement se calme, alors il n'y a plus que ton bruissement intérieur, et c'est là que je l'ai entendu, cette peur. De la vie, de la mort, d'exister, d'agir, de non-agir, de choisir, de respirer simplement. Senseï était mon seul repère, j'ai passé des heures assise sur le bord de la porte sans oser le quitter, sans pouvoir faire un pas, pétrifiée.

C'est fou, avec le recul, je me dis que c'est impensable, mais si, j'ai vraiment été à cet endroit-là, de la peur d'exister.

Il y avait en moi un si grand vide, j'ai été a un tel point au-delà de mes ressources, tirant toujours plus loin sur la corde, sur le déplacement des limites et des possibles que sans m'en rendre compte je suis arrivée au fond, au fond de moi, comme enfermée dans un puits à sec. Et c'est peut-être la bonne image, lorsqu'un puits est vide, que sa ressource en est absente, alors tout peut venir le remplir. En l'absence de moi en moi, c'est la peur qui est venue prendre tout l'espace. Je me suis mise à avoir peur de tout, du bruissements des feuilles dans les arbres, des insectes, du rythme de mon cœur... J'avais même peur de mettre la tête sous l'eau alors que je suis d’ordinaire une nageuse enthousiaste. Je me sentais fébrile, tremblante à chacun de mes pas. Je n'ai jamais vécu quelque chose comme ça. Ça a été des plus inconfortables, tu t'en doutes. Là, dans cette immobilité, en ayant fait exploser tous mes repères, à des mille de ma zone de confort, il n'y avait plus que moi et mes ressources, ma confiance en celles-ci, mais celles-ci absentes car épuisés.

En partant avec Senseï j'ai choisi une voie initiatique, je le savais peut-être parce que je suis férue d'alchimie, les alchimistes parlent de cette trinité, silence, immobilité et alignement. J'ai expérimenté cette immobilité et compris que c'est en elle que tu trouves ton mouvement intérieur, ce mouvement vital. La condition est que le terrain soit pur et que tu sois plein d'un toi juste, sinon ton mental vient y mettre tout ce qu'il peut pour te remettre en mouvement. J'ai voulu fuir, faire demi-tour mais je savais que c'est ce qui devait être vécu pour transmuter et aller vers autre chose, moi peut-être. Après tout, j’agis beaucoup, je crée tout le temps, mais en dehors des actes, des faire et des avoirs, qu'en est-il de l’essence qui m'alimente, de l'être lui-même. Je pensais que Senseï serait l'occasion d’expérimenter autre chose, d'aller créer autre chose, je m'aperçois que c'est avant tout une rencontre, avec moi-même, les fondements de l'être, à partir du rien, il fallait vider tout ce qui précède, faire table rase. Accueillir cette étape ou le flot de l’émotion te décape.

J'ai pleuré, crié, beaucoup. J'ai évacué tout ça fort, très fort, au bord des falaises et des vagues rugissantes, j'ai fait le vide.

J'ai accepté la peur, je l'ai laissé me traverser, me terrasser certains jours, je l'ai laissé faire, accueilli, embrassé, jusqu'à la comprendre. Jusqu’à percevoir que je n'avais besoin que d'une chose, moi.

Lorsque j'ai eu compris d’où venait cette peur, de l'épuisement de moi-même, j'ai donc commencer tout doucement à rassembler les petits bouts de moi, à écouter ceux qui étaient blessées, lorsque tu sors à ce point de ta zone de confort, tout ce qui en toi n'est pas, guérit, surgit. Alors j'ai pris soin de chacun de ces moi qui avais tant besoin d’écoute. Je les ai écoutés, ils m'ont guidé vers les besoins, les actions ou non-actions justes, et jour après jour, j'ai retrouvé un mouvement aligné. Il m'a fallut dix jours pour remettre la tête sous l'eau, plonger goulûment dans l’océan. Et quel bonheur !

Mais l'objectif est d'être honnête dans ce partage, alors je te l'avoue la peur est resté longtemps à mes côtés jusqu'à ce que j'aborde la cohérence, celle qui permet l'alignement.

Belle-île a été le grand décapage, ce qui a créé l'espace pour que l'alignement se fasse par le choix de la cohérence. Mais ça, je t'en parle une autre fois.

 

 

Elodie T

 

Si tu veux tu peux écouter le texte ci dessous


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